Blog littéraire de l'imaginaire

Bienvenue sur ce blog consacré à la littérature. J'ai une préférence pour les lectures de l'imaginaire c'est-à-dire tout ce qui est fantastique, fantasy, science-fiction, ... Il m'arrive aussi de sortir de ma zone de confort et de lire des récits que je n'ai pas l'habitude. Il se peut donc que de temps en temps se glisse entre mes pages un article ou une critique sur un polar, un classique, une biographie, ...

La lecture est une façon de voyager et de s'évader, parfois jusqu'aux confins du monde. Je vous invite à faire un bout de chemin avec moi au fil de mes lectures, en espérant pouvoir vous faire découvrir des choses intéressantes, voir vous donner envie de vous plonger dans un livre en particulier.

Bonne visite :)

vendredi 24 mars 2017

LES SALAUDS GENTILSHOMME TOME 1: LES MENSONGES DE LOCKE LAMORA de Scott Lynch

[FANTASY]


19/20
Edition: J'ai Lu (poche)

Origine de l'auteur: USA (Minnesota)

Traduction: Karim Chergui

Titre original: The Gentleman Bastards : The lies of Locke Lamora

Date de la première parution: 27 juin 2006 VO - 15 février 2007 Fr

Série: Les Salauds Gentilshommes ( série en cours, tome 4 prévu pour 2018 en Fr)

Genre / Thèmes: Fantasy, voleurs, aventure, escroquerie, faux-semblants, vengeance

Nombre de pages: 702








Synopsis:


Dans la cité insulaire de Camorr, la vie d'un orphelin ne vaut pas cher. Doté d'un esprit vif et d'un don naturel pour la rapine, Locke Lamora a néanmoins réussi à éviter jusqu'ici la mort et l'esclavage, un luxe qu'il doit en partie au prêtre aveugle Chains. Ce dernier - qui n'est ni prêtre ni aveugle - forme à l'art du vol sous toutes ses formes une troupe de gamins des rues triés sur le volet, connus sous le noms de Salauds Gentilshommes. Sous sa tutelle, Locke va bientôt devenir la Ronce de Camorr, douloureuse épine dans le pied de la maréchaussée et hantise des notable de la ville...



Mon avis:

Ce livre est une véritable claque ! Il m'a littéralement époustouflé et bluffé jusqu'à la fin. Je l'ai trouvé en seconde main et c'est tout à fait par hasard que je l'ai pris, attirée par son titre des plus original et intrigant. Je ne regrette pas du tout de l'avoir pris sur un coup de tête sans en avoir jamais entendu parlé. Le hasard fait parfois très bien les choses.
Le début fut un peu chaotique, mais une fois familiarisé avec tout ce beau monde, la lecture est vraiment jouissive. 
Commençons par le commencement: Dès le début on est plongé dans les mœurs et la culture de cette cité entourée d'eau et de canaux qu'est Camorr. C'est un peu difficile de s'y retrouver entre tous les noms de personnages, les différentes castes et groupuscules, il y a pas mal de détails et de descriptions qui fait qu'il faut un peu s'accrocher pour ne pas se perdre.

Une fois qu'on s'est familiarisé avec tous ces détails, qu'on commence à retenir qui est qui, qui fait quoi, qui dirige etc ce n'est que du bonheur à lire. On ne peut pas dire que c'est un livre facile à lire, il y a quand même beaucoup de termes que je ne connaissais pas, néanmoins c'est ça qui au final fait la force de ce roman. C'est grâce à ces descriptions, ces "longueurs" que cela donne du poids et de la consistance à ce monde sorti de l'imaginaire mais qui parait cependant si plausible et si réaliste. J'ai beaucoup aimé ça: c'est un monde imaginaire, mais d'un tel réalisme que ça en est envoûtant et bluffant. Vous l'aurez compris, j'ai vraiment été transporté dans ce magnifique pays digne d'une Venise à la mode fantasy, l'auteur sachant user de tout son talent pour nous imprégner de son atmosphère particulière. Cette immersion, je l'ai également ressentie en lisant la saga de l'Assassin Royal de Robin Hobb. Alors ça n'a absolument rien à voir avec l'univers de Hobb ces deux romans ne sont pas comparables, si je fais le parallèle c'est par rapport à la capacité des auteurs à construire tout un univers si cohérent et attachant.

Qu'en est-il des personnages? Encore une fois ils sont superbement bluffant de réalisme et de plausibilité. Locke Lamora et ses comparses sont super attachants car ils ne sont pas sans défauts, bien au contraire on a affaire à une petite bande d'anti-héro passés maîtres dans l'art de la dissimulation, de l'escroquerie et de la persuasion. En un tour de main ils vous créent un personnage aussi réaliste que s'il existait vraiment, avec ses manières, sa langue et son accent, sa propre histoire et sa psychologie individuelle. 



" - Incroyable, dis Chains en se grattant la barbe.Tu sais que tu marmonnes et que tu bafouilles moins quand tu explique de quelle façon tu entubes les gens? 
Locke cligna des yeux, avant de relever le menton et de fixer Chains d'un air sévère. Le vieil homme rit. "


Les Salauds Gentilshommes se découpe en plusieurs chapitres, jusque là rien de plus normal, mais un chapitre sur deux, nommé "Interlude", est consacré au passé de certains personnages. Cela rallonge énormément la longueur du livre, mais c'est ça qui rend nos héros si aboutis, à la psychologie si profonde.
Si vous êtes amateur d'un max d'action, vous risquez d'être déçu. Celle-ci n'est pas la caractéristique la plus présente, tout se joue davantage sur les dialogues et les duperies en tout genre.

Locke Lamora a beau être ultra doué et paré à toutes épreuves, tout ne se passera pas exactement comme prévu, le récit nous emmène de trahison en retournements de situations d'une façon absolument spectaculaire et addictive. Il y a tout ce qu'il faut pour plaire: de la magie, des imprévus, des personnages haut en couleurs, un peu de violence quand même, du suspense,  des décors fabuleux,... J'ai vraiment hâte de plonger dans le 2ème tome en espérant qu'il soit aussi brillant et original, pour retrouver tous ces sentiments que ces "Mensonges de Locke Lamora" m'ont procurés.

Je terminerai juste par un tout petit bémol, les termes utilisés dans les dialogues: je les ai trouvé bien trop modernes par moment par rapport à l'époque où l'histoire est censée se déroulée.


Qu'il vente ou qu'il neige, la boutique de Harza était toujours fermée comme un cercueil. Des draps poussiéreux étaient tirés sur les étroites fenêtres à barreaux, et l'endroit sentait l'encaustique, le moisi, l'encens éventé et la vieille sueur. Harza lui-même était un vieillard à la peau de neige et aux grand yeux larmoyants. Toutes les rides de son visage semblaient inexorablement glisser vers le sol, comme façonnées par un dieu légèrement éméché qui aurait un peu trop pétri la glaise vers le bas. "




Ce que j'ai préféré:
° L'univers riche et envoûtant de réalisme et de beauté
° Les personnages tant primaires que secondaires, loin d'être tout noir ou tout blanc
° Les retournements de situations et révélations en tout genre




Ce que j'ai moins aimé:
° A part le "trop moderne" de certains dialogues, rien

2 commentaires:

  1. Je l'ai eu dans les mains la semaine dernière dans un vide grenier et au final j'ai pris autre chose, je regrette du coup :(

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    1. Ah oui c'est vraiment dommage que tu l'ai reposé ! Ce n'est que partie remise ;) Ton choix s'est porté sur quoi à la place ?

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